jeudi, août 25, 2016

Insomnie avec Lara Fabian

Mercredi 24 août 2016. Je me baladais sur l’avenue, le coeur ouvert à l’inconnu, j’avais envie de dire bonjour à n’importe qui. Et soudain, soudain sous cette chaleur caniculaire qui accable les Parisiens lorsque le thermomètre permet chaque jour à l’Océan Atlantique de se rapprocher un peu plus de la Capitale tout en permettant la disparition du Mans, il faut reconnaître des bienfaits au réchauffement climatique, soudain surgit d’une fenêtre une mélodie qui en ce lieu paraît irréelle (cacedédi silver mic). J’entends cette mélodie qui a 19 ans, j’entends cette mélodie dont on se moquait au lycée quand il était bon de chanter Viens voir le docteur ou d’aimer les Red Hot, j’entends cette voix céleste me déclarer une flamme qui ne peut qu’être la cause de cette température, je bouillonne tant le diable est capable de jouer des tours inattendus en attisant nostalgie, ironie, regret et joie du moment. Tout est réuni pour créer un instant unique en parfaite harmonie avec mon esprit. Soudain dans cette rue, j’entends Lara Fabian me dire, me crier, me hurler des Je t’aime indécents.

Je t’aime, sorti en 1997, est le deuxième single du premier vrai album sorti en France par Lara Fabian, après Tout. Elle a certes connu des frémissements de début de carrière au Canada mais on s’en fout. Les paroles de cette chanson à laquelle il a été impossible d’échapper pendant plusieurs mois en France lorsqu’on vivait en dehors de sa cave reviennent très vite. Ces paroles, elles sont en moi comme des milliers d’autres et rien n’y fera, je m’en souviendrai, je m’en souviens, et je me mets à fredonner cette chanson. Ce faisant, je glisse dans la moiteur ambiante de la journée, exacerbée par des paroles rappelant des ébats tout aussi tropicaux et je me souviens de Tout. Tout. Tout. Ce titre terrible, ce début de refrain répétitif. Je me mets à chanter du Lara Fabian dans la rue. Je fais fi des regards et seul mon haut sentiment de pudeur républicaine m’empêche de me mettre à crier au milieu de la rue les cris déchirants de cette jeune femme aux abois sentimentaux.

Lara Fabian, c’est un mélange de ce que la fin des années 90 faisait de vraiment pas mal pour le grand public : une savante combinaison de Kate Winslet et d’Emmanuelle Devos, ce regard qui peut être autant bovin que méprisant, autant séducteur que moqueur avec un maquillage à la Natalie Imbruglia, des vocalises basses à la Tina Arena jusqu’aux cris à la Céline Dion, le tout adoubé par la marraine de toutes à savoir Maurane avec un brin de charme méditerranéen à la Laura Pasolini. Oui cela ratisse large, mais cela fonctionne. Un côté aussi excitant qu’exaspérant car ce n’est pas un canon de beauté telle que les magazines l’affichent dans les défilés. En revanche, c’est une beauté proche, sensuelle, vivante, fragile, une femme enfant comme l’imaginaire collectif est capable de rêver et dont elle joue merveilleusement.

Elle ne vient pas de nulle part non plus. Après un parcours certes tortueux, il faut lui reconnaître le talent d’avoir su utiliser comme un tremplin le concours de l’Eurovision, et s’il vous plaît, sans doute l’un des plus relevés de l’histoire, l’Eurovision à Dublin 1988 avec Céline Dion comme gagnante pour la Suisse, Lara Fabian, 4e pour le Luxembourg et Gérard Lenorman pour la France, sympathique 10e avec son titre Chanteur de charme interprété contre toute raison symphonique : https://www.youtube.com/watch?v=AjL6cE9BYk8


Revenons à ces deux chansons, ces deux premières chansons qui l’ont fait connaître en France et les deux seules que je connaisse. Deux chansons sur la rupture amoureuse dans lesquelles les manifestations de l’amour et des sentiments les plus forts sont terriblement présentes. Deux chansons qui mettent parfaitement en valeur ce magnifique organe, deux chansons un peu jumelles, un peu consanguines, un peu incestueuses :

- La répétition du « nous » dans Tout et « D’accord » dans Je t’aime dans le début des vers, Lara s’en sert comme accroche, comme filet, comme une petite décharge pour dire à son interlocuteur, son auditeur, qu’elle développe une idée cohérente, qu’elle n’a pas fini, qu’elle n’a pas épuisé le sujet, qu’elle veut avoir le dernier mot, qu’elle a compris, qu’elle a réfléchi, qu’elle a pris de la distance, qu’elle peut t’en faire voir maintenant ;

- La multiplicité des Lara dans les miroirs pour Tout et les clones de Lara qui sortent de la voiture dans Je t’aime pour nous montrer les multiplicités d’une même identité, la sienne, femme qui n’est pas celle qu’on croit, plus complexe, elle n’est pas uniquement la copine ou la femme de. Elle est toutes ces femmes qu’elle voudrait montrer en une seule et unique personne mais qu’elle a préféré effacer au risque de disparaître un peu elle-même d’où cette revanche dans la rupture ;

- La notion d’un couple fusionnel, d’une cellule en dehors de laquelle le monde n’existe plus. Elle-même sans être elle-même, elle est fondue, dissolue dans un couple qui la satisfait le temps des premiers mois mais qui représente un danger pour son moi profond. Le couple fusionnel n’est pas un gage de réussite à long terme car à vouloir créer une identité de deux identités dans un couple, on supprime les êtres qui ont fait qu’ils se sont aimés ;

- Une couleur d’ambiance, le doré dans Tout et le vert dans Je t’aime. Une chanson, c’est une ambiance, c’est une unité. Comme la règle des trois unités du théâtre classique, celle du ton, de la couleur pourrait en constituer une pour ces deux titres. Lara Fabian est dans un rôle, dans une pièce, dans une vie pour chacun de ses titres.

Et Lara Fabian, c’est aussi son physique, celui avec lequel elle a du mal depuis son recalage de l’école de danse. Mais elle a ses choses qui vous touchent, qui vous interpellent : regard troublant direct ou par dessous, des sourcils qui se lèvent pour interroger, des paupières qui s’abaissent dans une pose lascive et s’écartent au moindre bond de la voix, des lèvres légèrement humides et tremblantes et cette gorge profonde dont les cris ne suffisent pas à la voir entièrement, cette bouche qui part sur un côté pour signifier l’ironie de l’histoire, le symbole de la distance prise et de celle qui est revenue plus forte de ses déchirures.

Parfois sur certaines chansons, le playback lui fait exagérer certains rictus qui desservent sa beauté grecque, épaules droites, long cou et menton finement dessiné, pour en faire une vulgaire chanteuse de cabaret qui croit devoir inscrire les paroles de ses chansons sur les traits de son visage. Mais parfois, on touche au sublime de la chanson française lorsque deux grandes voix, deux habités par le chant, le son, l’acte véritable du don de son talent à un public pantois pendant 4 minutes. Ce titre que Lara interprète magnifiquement est le Requiem pour un fou lors de la tournée des Enfoirés 1998, admirez : https://www.youtube.com/watch?v=4v3LE9l1pwc .

Mais l’espoir reste dans ces deux titres « Je garde l’espoir fou qu’un jour on redira nous » et « Je t’aime comme un loup, comme un roi comme un homme que je ne suis pas, tu vois je t’aime comme ça » en sont les dernières phrases. Celles qui expliquent, celles qui accusent, celles qui expient, comme celles qui pardonnent autant que celles qui posent la question définitive : « Et toi ? » Magnifiques épilogues d’une histoire qui n’a de secret pour personne. Jusqu’à cette interprétation de Je suis malade : https://www.youtube.com/watch?v=bIIL5p7_WKk&index=8&list=RDwFOaknIw2y4

Pantomime. Merci Lara pour ces quelques secondes cet après-midi.



@TheSpoonerWay







PS: Vous ne savez pas ce que j'ai du écouter pour essayer d'être crédible.


lundi, août 08, 2016

Une pensée pour Roger

Cela fait maintenant une quinzaine d’années que je pense à Roger début août, plus précisément entre le 6 et le 8 août. Depuis qu’il est né, depuis qu’il est numéro un mondial, depuis qu’il a battu tous les records que le tennis a connu, il y a une chose qui n’a jamais changé pour Roger Federer : il me doit le respect, le respect qu’un plus jeune doit à son ainé. C’est d’autant plus vrai lorsque l’écart n’est que de quelques jours. Moi le 6, lui le 8. Viendra dans quelques jours la même chose pour Djibril Cissé, je penserai à lui, et lui, non mais c’est un autre sujet. Cette année plus que les autres, je pense à Bafétimbi Gomis, né aussi un 6 août, mais 4 ans plus tard, je pense à lui parce qu’il a rejoint mon club et j’espère qu’il enflammera le Vélodrome qui le mérite tant.

L’anniversaire n’a jamais constitué une date importante pour moi. Si c’est le seul moment de l’année où les gens pensent à toi, cela peut devenir vraiment une sale journée. Oui oui on est toujours un peu déçu lorsque certains n’y pensent pas, mais bon. Sachant que ma date d’anniversaire impose l’humilité, même pour l’immortel que je suis : fête nationale de la Jamaïque, fête nationale de la Bolivie, naissance d’Andy Warhol et plein de personnes illustres et plus intelligentes que lui, et... et Hiroshima. Hi-ro-shi-ma. Ce qui fait de cette date aussi bien un des moments les plus horribles de l’histoire, mais aussi l’espoir de la fin d’une guerre. Personne ne se rend bien compte de la pression d’être né une telle date. Ah vous me faîtes marrer, non vous me mettez hors de moi : « ah je suis né comme machin, truc est mort ce jour là, ah tiens c’est la journée du patchwork et de la peinture sur porcelaine ». Ayez la décence de ne pas la ramener à vous quand d’autres portent sur leur acte de naissance une partie non négligeable de l’histoire mondiale et ce bien au-delà de ma simple personne, qui pourtant devrait satisfaire bien au-delà de mon cercle d’amis, c’est un autre sujet.


Quand tout le monde profite de ses vacances à cette période et se plaint à longueur de temps de ses petits coups de soleil, d’autres font le boulot et essaie de conserver dans cette folie environnante le sens des priorités et le poids de l’histoire. Ah oui c’est beau de se dorer en plein soleil, vous vous rendez compte ce que cela a d’inconvenant d’attraper des coups de soleil un jour comme le 6 août ? Je me désole de votre légèreté, je hais votre dilettantisme qui fait que vous ne pensez pas assez à Roger entre le 6 et le 8 août.

jeudi, août 04, 2016

Le coup de la panne solitaire

Qu’il est bon cet air apaisé qui signale le week-end approchant dans un milieu d’été terne où le soleil joue un peu trop avec notre impatience d’enfant de voir juillet et août inondés de soleil dans ce trou qui manque tellement de verdure. Le mois d’août possède tellement de réjouissances pourtant, des quasi vacances, on s’asseoit dans le métro, il y a de la place dans les bars, on ne fait pas la queue au théâtre ou au cinéma. Pour ce dernier la qualité des sorties y est pour beaucoup, entre Tarzan, Le Bon gros géant, Suicide squad, Bad Moms, Hibou et autres Insaisissables 2, mon cœur balance entre le désespoir et le dégoût. D’ailleurs en ce vendredi 29 juillet 2016, c’est du Sautet que je réclame, c’est Vincent, François, Paul et les autres. Ce sont ces moments entre amis loin des contingences professionnelles qui m’appellent dès la porte du bureau fermée. Et vous imaginez bien qu’il est important de partir tôt avant le Léviathan de la circulation en France : le chassé-croisé entre pauvres juilletistes et nobles aoûtiens. La fracture sociale existe bien dans les dates de vacances et rien n’a changé depuis ces pourtant lointaines années 60. Qui veut pensera que c’est peut-être la dernière chose qu’il nous reste du gaullisme.

Le cœur léger et forcément le pied un peu lourd, je prends ce chemin d’un week-end bien mérité, sans autre bruit attendu que le ressac de la Manche. C’est en Normandie que je vais rejoindre ma dulcinée qui elle est présente sur les lieux depuis une semaine. Les acquis sociaux ne sont pas les mêmes pour tous et j’envie ses jours supplémentaires de vacances que je n’ai pas. Je pense à ces falaises du pays cauchois, ces embruns et le bruit systématique, mécanique, cadencé d’une mer calme et apaisante. Heureux qui comme Ulysse peut en plus écouter seul dans sa voiture la première journée de la Domino’s Ligue 2. Pensez. Pensez bien. Pensez fort. Le vendredi soir qui se passe bien est peut-être le meilleur moment du week-end : on a quitté le travail, on a encore le cœur léger, on a l’esprit vif et l’ambition folle d’un programme libre à écrire pour les deux jours entiers à venir. Le vendredi soir, vous avez deux jours entiers devant vous, c’est le moment où vous avez le plus de repos. Les heures suivantes jusqu’au lundi ne sont qu’une lente déliquescence entre le début de semaine qui se rapproche et ce fameux programme trop chargé qui va vous laisser un goût d’inachevé voire des regrets car il aura fallu choisir, il aura fallu concéder, il aura fallu abandonner. Et c’est dans cette béatitude que chemin faisant, je me réjouis de tout, à commencer par l’absence de circulation sur l’autoroute A 13. Plus je m’approchais, plus je m’apaisais. Et c’est avec une délivrance teinte de satisfaction du devoir accompli que j’ai pris cette bretelle de sortie pour atteindre le petit péage de Bourg-Achard. Cela a duré 20 mètres. Le moteur de la voiture s’est arrêté. J’étais encore à 100km/h. Dans une côte. Dans un virage. Mais le moteur coupé. Dans ces moments, le réflexe est toujours aussi bienvenu que le calme. J’ai donc posément profité de mon élan pour amener la voiture au niveau de la barrière du péage, je freine, je mets le frein à main, je souffle, vérifie qu’aucune voiture ne me suit de trop près. Il n’y avait aucune voiture. J’essaie de démarrer la voiture. Plusieurs fois. Sans succès. Je suis en panne.

Ne pouvant rester indéfiniment devant cette barrière de péage, il n’y a pas beaucoup de solutions. Demander de l’aide, mais il n’y a personne, même pas dans la cahute pour payer. Je me résous donc, je le ferai seul. Je sors ma carte bancaire, l’introduit dans la borne et paie. La barrière s’ouvre mais la voiture est au point mort. Je pousse donc la voiture, elle ne veut pas bouger. J’ai oublié de débloquer le frein à main. Heureusement, une fois débloqué, je peux la pousser sous la barrière. Mais la route est légèrement en pente et ce n’est pas ma force qui fait qu’elle accélère un peu plus vite que prévu et en la poussant, je ne suis pas à l’intérieur pour freiner. Enfin je me suis pris une fois pour Belmondo dans un film de Lautner et j’ai fait moi-même la cascade de sauter dans la voiture en marche pour l’arrêter sur le bas-côté après le péage. Consciencieux, je sors le mode d’emploi de la voiture pour comprendre le sens des nouvelles petites lumières allumées sur le tableau de bord avec cette conclusion sans appel : « appeler au plus vite un technicien ». J’appelle pour prévenir de mon retard indéterminé, j’appelle l’assistance. Alors, j’avais pourtant passé le péage mais j’étais toujours sur l’emprise de l’autoroute, il faut contacter la gendarmerie qui me met en contact avec la société d’autoroute qui appelle le dépanneur autorisé après m’avoir conseillé de rester en dehors du véhicule car on ne sait jamais. Commence une attente au bord de la route avec moi comme objet de curiosité pour les véhicules qui passent devant. J’imagine leurs commentaires moqueurs d’un début de vacances pourri, de la malchance mécanique qui se joue des premiers moments de liberté si chèrement payés par une année de dur labeur. Heureusement 20 minutes plus tard, une dépanneuse arrive. Le dépanneur regarde, écoute le moteur, tape à droite et à gauche pour espérer une résurrection inespérée de la voiture. Logiquement et résigné, je monte dans la cabine du camion où un monsieur d’un certain âge me salue, lui aussi en panne « d’une voiture neuve d’à peine 5 000 km, encore sous garantie donc ». Appels à l’assurance, appels à ma compagne, je suis conduit au dépôt à quelques kilomètres où j’apprends qu’un taxi doit venir dans la soirée. Bilan de la panne : « sans doute la pompe à essence noyée », sans commentaire de ma part, on aurait pu me dire n’importe quoi, j’aurais signé. Les papiers expédiés, la marche à suivre annoncée, un taxi arrive. Je m’avance pour mettre mes bagages dans son coffre mais il m’indique que ce n’est pas moi son paquet mais l’autre monsieur. Je m’inquiète et décide de ne pas laisser passer cette chance. J’appelle l’assurance qui s’arrange avec le taxi, l’autre monsieur va dans la même direction que moi pour prendre une voiture de courtoisie. Naïf, je demande si je n’ai pas le même droit, ce serait plus simple. Non. Je dois finir le voyage en taxi mais deux choix s’offrent à moi : soit je continue jusqu’à mon lieu d’arrivée, soit je rentre à Paris. Je décide de continuer et de profiter du week-end au bord de la mer, j’ai deux jours pour trouver une solution.

Commence le pire moment du voyage : être obligé de se retrouver dans une même voiture avec deux inconnus pour 90 minutes de trajet. Je me mets à l’arrière pour me soustraire à l’obligation de tenir compagnie au chauffeur et intervenir quand bon me semble. Bien m’en a pris. On partage nos expériences d’anciens combattants de poisseux de l’autoroute, on parle du temps, de la circulation et du chassé-croisé du lendemain où les dépanneurs et les taxis auront beaucoup de travail. Ce vendredi soir, c’est l’échauffement. Sur le chemin, le monsieur doit contacter le loueur pour le prévenir de son arrivée, il a noté le mauvais numéro. Je le sauve en cherchant sur internet le bon numéro, il me remercie chaleureusement. On finit par déposer le monsieur qui repart avec une voiture. On démarre mais je dois indiquer la route au taxi qui n’est jamais venu dans ce coin de sa vie. Ce coin est à 50 km de chez lui, mais peu importe. Saint-Etienne-du-Rouvray est évoqué car le chauffeur est passé dans le centre-ville pendant la prise d’otages en pensant « ah ce bordel, c’est encore une grève et une manifestation de la SNCF ».  Je lui parle du Bataclan, mal m’en prend. Le discours du chauffeur est difficile à entendre un vendredi soir détendu de week-end à la mer. Tout y passe, y compris certaines positions un peu extrêmes, même s’il m’avoue avoir un client de longue date avec qui il s’est disputé à ce sujet après Charlie : « vous voyez, il a un enfant handicapé et je le conduis régulièrement à ses soins. Il est très gentil, bien éduqué, on s’entendait bien mais quand il m’a dit que c’était bien fait pour Charlie parce qu’on ne rigole avec Mahomet, j’ai vu un peu rouge et je lui ai dit. En plus, dans le coin il y a plein de salafistes, un bourreau français de Daesh vient de chez nous, on ne comprend pas. » Bon j’avais hâte d’arriver. Enfin, il dépose, heureusement je n’ai pas à payer. C’était mon voyage gratuit compris dans l’assistance. Je suis arrivé finalement à minuit sans connaître les résultats de la première journée de la Domino’s Ligue 2. J’ai pu profiter du week-end, je suis rentré avec une voiture prêtée. Aujourd’hui, jeudi 4 août, je suis allé chercher ma voiture dans l’Eure pour un montant de 467 euros et 10 centimes. Samedi, c’est mon anniversaire, je me suis payé une pompe à essence.


mercredi, juillet 20, 2016

Pour tes vacances, voici l'Euro des livres

Pendant l'Euro2016, j'ai publié quelques conseils de lecture sur le site horsjeu.net pour les journées sans match. Ces livres viennent des pays qualifiés ou en parlent. Ce ne sont pas forcément les meilleurs ou les plus vendus, ce sont ceux que j'ai appréciés. Un bon moyen de retrouver tes héros du mois de juin pendant les vacances.

Si un pays manque, c'est que je n'ai pas lu de livre s'en approchant, sauf la France (tu es assez grand pour te débrouiller) et la République Tchèque (pour ne pas faire de publicité à un imposteur). 


Allemagne : « Hammerstein ou l’intransigeance », Hans Magnus Enzensberger

Albanie : « Le Sceptre d’Ottokar », Hergé

Angleterre : « Jonathan Strange et Mr Norrell », Susanna Clarke

Autriche : « La Marche de Radetzky », Joseph Roth – « L’Homme sans qualités », Robert Musil

Belgique : « Congo, une histoire », David Van Reybrouck

Espagne : « Confiteor », Jaume Cabré – « Dans la grande nuit des temps », Antonio Munoz Molina – « L’Ombre du vent », Carlos Ruiz Zafon

Hongrie : « Trilogie des jumeaux », Agota Kristof

Irlande : « Et que le vaste monde poursuive sa course folle », Colum McCann

Irlande du Nord : « Eureka street », Robert Mac Liam Wilson

Islande : « Les Sagas islandaises »

Italie : « Chaos calme », Sandro Veronesi – « Comme Dieu le veut », Niccolo Ammaniti

Pologne : « Les Disparus », Daniel Mendelsohn

Portugal : « La Valise en carton », Linda de Souza

Roumanie : « De l’inconvénient d’être né », Emil Cioran – « Rhinocéros », Eugène Ionesco

Russie : « Roman avec cocaïne » M. Aguéev – « Journée d’un opritchnik », Vladimir Sorokine – « L’évangile du bourreau », frères Vaïner

Suède : August Strindberg et Henning Mankell / Scandinavie : « La Faim », Knunt Hamsun – « Le Dernier lapon », Olivier Truc

Suisse : « L’Homme foudroyé », Blaise Cendrars

Turquie : « Sublimes paroles et idioties », Nasr Eddin Hodja


Ukraine : « Le Pingouin », Andrei Kourkov